Le GPS sait combien le joueur a couru, pas pourquoi

Un GPS peut décrire une partie avec beaucoup de précision et manquer complètement sa logique. Les vestes sous le maillot produisent distance, vitesse, accélérations et carte de déplacement. Ces mesures passent pourtant par une chaîne de capteurs, de filtres et de définitions avant d’atteindre le dashboard.

Le récepteur GNSS calcule des positions à partir des satellites à une fréquence donnée. Une centrale inertielle mesure accélérations et rotations plus rapidement. Le logiciel synchronise les flux, rejette certains points aberrants, lisse la trajectoire et calcule vitesse et zones d’effort.

satellites -> positions horodatées --\
IMU -> accélérations/rotations ------> fusion et filtres
                                   -> métriques -> séance -> dashboard

La distance peut être la somme entre positions consécutives :

distance = somme(distance(point[i], point[i-1]))

Si chaque point bouge de deux mètres au repos à cause du bruit, cette somme invente de la distance. Un filtre réduit le bruit, mais peut aussi atténuer une accélération réelle. La fréquence d’échantillonnage, la visibilité du ciel et le placement du capteur changent donc le résultat.

Définir la charge avant de comparer

Je documenterais chaque métrique :

  1. distance totale et méthode de filtrage;
  2. distance au-dessus de seuils de vitesse fixés;
  3. nombre d’accélérations avec seuil, durée et récupération;
  4. charge inertielle calculée par la plateforme;
  5. minutes réellement portées et qualité du signal;
  6. position tactique et type de séance.

Deux plateformes peuvent appeler « sprint » des périodes au-dessus de seuils différents. Un score propriétaire peut changer après une mise à jour. Je ne mélange pas les séries sans version, et je ne compare pas deux joueurs si l’un a porté le capteur dix minutes de moins.

Pour suivre une progression, je prendrais une moyenne mobile de plusieurs séances et signalerais une variation plutôt qu’un diagnostic. Une hausse de 35 % déclenche une conversation : changement de position, séance plus longue, mauvaise nuit, retour de maladie ou capteur défectueux? Inhabituel ne signifie ni blessé ni fautif.

La qualité doit être visible. Une perte satellite, une batterie faible ou un capteur mal fixé marque la séance Partielle. Le système garde le brut assez longtemps pour expliquer la métrique, puis applique sa rétention. On ne remplit pas silencieusement les minutes manquantes avec zéro.

Dans le soccer jeunesse, position, horaire et santé perçue sont des données personnelles. Le consentement décrit but, personnes qui voient, durée et sortie. L’entraîneur reçoit son équipe; un fournisseur n’obtient pas une permission illimitée pour réutiliser. Le joueur et son responsable peuvent demander une correction ou une suppression selon le cadre applicable.

Un incident de compte ou un appareil perdu exige révocation, inventaire et avis. Les exports sont chiffrés, les groupes révisés à chaque saison et les anciens entraîneurs retirés. Si le fournisseur devient indisponible, un export ouvert conserve les tendances utiles sans enfermer tout l’historique.

Le GPS sait où le joueur semblait être et comment le capteur a bougé. L’entraîneur apporte la tactique, le professionnel de santé son expertise et le joueur ce qu’aucune courbe ne ressent. Je garderais la donnée comme entrée d’une conversation, avec sa définition et sa qualité visibles, jamais comme diagnostic automatique.