Bilan 2024 : ce qui mérite encore notre attention

« Les innovations qui méritent encore qu’on en parle » attire facilement l’attention en décembre 2024, mais la vraie question reste très concrète: qu’est-ce que ça change pour quelqu’un qui doit livrer? La promesse de « Les innovations qui méritent encore qu’on en parle », en décembre 2024, tient dans cette idée: un bilan assumé des innovations qui méritent encore qu’on s’y attarde, mais elle doit encore passer par les détails.

Décembre, c’est mon rituel: je m’assois pis je fais le bilan geek de mon année. Si 2023 avait été l’année de l’éblouissement — celle où ChatGPT a forcé tout le monde à se positionner — 2024 aura été l’année de la mise en œuvre. L’année où l’IA est passée du show à la shop, de la promesse au résultat, de la magie à la plomberie. Une année moins spectaculaire, mais bien plus solide.

Mon année 2024 en un coup d’œil

Côté travail, l’IA est devenue ordinaire — au bon sens du terme. Vue de près, c’est de la plomberie pas de la magie. Vue sans filtre, on a traversé une désillusion saine qui a séparé les vrais cas d’usage des belles histoires. À hauteur de clavier, j’ai compris que la sécurité serait le plus gros frein au passage à l’échelle. Pis comme architecte, j’ai posé la règle de ne jamais dépendre d’un seul fournisseur. Une année de gouvernance pis de mise en œuvre, bien plus que d’émerveillement.

L’année où j’ai gardé l’humain dans la boucle

Le côté sombre de 2024, lui, avait un nom: les agents. Cette IA qui ne se contente plus de répondre mais qui agit toute seule, pis qui peut donc se tromper toute seule, à grande vitesse. Mon réflexe de l’année: garder un humain dans la boucle pour tout ce qui compte. C’est devenu mon mantra de directeur.

Du côté des passions, l’année a été belle aussi. J’ai redécouvert le soccer par sa logistique invisible, ces vraies données qui font rouler un club de quartier. J’ai chaussé des lunettes FPV pis goûté au vol en immersion, le plus proche du vrai vol sans décoller. Pis j’ai vu le PC de jeu portable arriver à maturité, le jeu vidéo devançant le marché comme toujours. Des plaisirs simples, loin du bureau, qui me rappellent pourquoi j’aime la techno au départ.

Ce que je retiens

En décembre 2024, mon bilan geek tient en une phrase: l’année de la mise en œuvre. Après l’éblouissement de 2023, l’IA est passée du show à la shop, de la magie à la plomberie. Au travail, je l’ai vue de près (plomberie), sans filtre (désillusion saine), à hauteur de clavier (la sécurité comme frein), pis j’ai posé mes règles d’architecte: pas de dépendance à un seul moteur, l’humain toujours dans la boucle face aux agents autonomes.

Ce que je retiens, c’est qu’on a quitté le règne des promesses pour celui des résultats — pis les résultats, ça se mesure. Mes passions m’ont gardé les pieds sur terre: le soccer par sa logistique, les drones par le vol FPV, le jeu vidéo par le PC portable. 2024 n’aura pas été l’année la plus spectaculaire, mais la plus solide: celle où l’IA est devenue un outil de travail ordinaire, pis où j’ai appris à m’en servir avec lucidité plutôt qu’avec émerveillement. C’est exactement le genre d’année dont on récolte les fruits longtemps.