L’IA en entreprise, sans filtre marketing
« IA en entreprise — sans filtre » attire facilement l’attention en avril 2024, mais la vraie question reste très concrète: qu’est-ce que ça change pour quelqu’un qui doit livrer? La promesse de « IA en entreprise — sans filtre », en avril 2024, tient dans cette idée: un cadrage d’écosystème utile autant pour les décideurs que pour les geeks, mais elle doit encore passer par les détails.
En avril 2024, j’ai envie de parler de l’IA en entreprise sans filtre — pour vrai, sans la couche de vernis qu’on étend dans les présentations. Parce qu’après un an et demi d’enthousiasme, on entre dans la phase moins glamour: celle de la désillusion. Comme Directeur TI, je le vois pis je l’entends partout: bien des projets IA lancés en grande pompe en 2023 n’ont pas livré ce qu’ils promettaient. Pis personne n’aime dire ça à voix haute en réunion.
La vérité sans maquillage, c’est que l’IA générative n’est pas une machine à miracles. C’est un outil puissant pis capricieux, qui brille sur certaines tâches pis se plante royalement sur d’autres. Les vendeurs te montrent toujours la démo qui marche. Ce qu’ils oublient de dire, c’est tout le travail de données, de gouvernance pis de correction qu’il faut autour pour que ça tienne en production.
Ce qu’on ne dit pas en réunion
flowchart TD
A[La hype de 2023] --> B[La phase de desillusion 2024]
B --> C[Projets lances en pompe qui n'ont pas livre]
B --> D[Demos qui marchent, production qui rate]
B --> E[Couts plus eleves que prevu]
C --> F{Le diagnostic sans filtre}
D --> F
E --> F
F --> G[L'IA n'est pas une machine a miracles]
F --> H[Le vrai travail est autour: donnees, gouvernance]
F --> I[Cibler les vrais problemes, pas suivre la mode]
G --> J[Lucidite = avantage concurrentiel]
H --> J
I --> J
Ce que mon expérience m’a appris, c’est que cette phase de désillusion est saine pis nécessaire. Toute technologie passe par là: l’emballement, puis la gueule de bois, puis enfin l’usage mature. On est en pleine gueule de bois, pis c’est correct. C’est le moment où on sépare les vrais cas d’usage des belles histoires, où on arrête de financer des projets « parce que c’est de l’IA » pour ne garder que ceux qui règlent un problème réel.
Parler franc avec ma direction
Mon rôle de directeur, dans ce contexte, c’est de parler franc à ma direction. Non, l’IA ne va pas remplacer la moitié de nos processus cette année. Oui, elle peut faire gagner un temps réel sur des tâches précises. Non, ce n’est pas gratuit ni magique. Oui, ça vaut la peine si on cible bien. La lucidité, dans une vague de hype, c’est presque un avantage concurrentiel.
Loin de me décourager, cette phase me rassure. Ça veut dire qu’on quitte le règne des promesses pour entrer dans celui des résultats. Pis les résultats, contrairement aux promesses, ça se mesure. Pour HLC, ce passage au crible est une bonne nouvelle: on va garder ce qui marche, abandonner ce qui ne marche pas, pis bâtir sur du solide plutôt que sur du rêve.
Ce que je retiens
En avril 2024, parler de l’IA en entreprise sans filtre, c’est admettre qu’on entre dans la phase de désillusion. Bien des projets lancés en grande pompe en 2023 n’ont pas livré, pis personne n’aime le dire en réunion. La vérité sans maquillage: l’IA n’est pas une machine à miracles, juste un outil puissant pis capricieux.
Ce que je retiens, c’est que cette gueule de bois est saine. Toute techno passe par l’emballement, puis la désillusion, puis l’usage mature. C’est le moment de séparer les vrais cas d’usage des belles histoires, d’arrêter de financer un projet « parce que c’est de l’IA » pour ne garder que ceux qui règlent un problème réel. Mon rôle de directeur, c’est de parler franc à ma direction: ni miracle, ni inutile, mais payant si on cible bien. La lucidité, dans une vague de hype, c’est presque un avantage concurrentiel. On quitte le règne des promesses pour celui des résultats — pis ça, ça se mesure.