Bilan 2023 : les vraies avancées de l’année
En décembre 2023, je referme la première grande année de l’IA générative avec un mélange de fascination pis de fatigue. Fatigue, parce qu’il a fallu courir toute l’année pour comprendre, cadrer, expliquer pis décider, presque chaque semaine, sur une techno qui changeait sous nos pieds. Fascination, parce que je sais que je viens de vivre un de ces tournants qu’on raconte des années plus tard. Comme chaque mois de décembre, je prends un moment pour dresser ma petite carte mentale de l’année geek.
Mon année 2023 en une carte
Si je devais résumer 2023 en une phrase, ce serait celle-ci: l’année où l’IA est descendue de la démo pour s’asseoir dans nos vies pis nos entreprises. ChatGPT avait allumé la mèche fin 2022; en 2023, le feu s’est propagé partout. Pis mon métier de Directeur TI a basculé avec: je suis passé de celui qui observe la techno à celui qui doit, chaque semaine, répondre aux questions d’IA de la direction pis de mon monde.
Ce qui restera
Ce qui me marque le plus, c’est le double mouvement de l’année. D’un côté, l’éblouissement: des outils qui écrivent, résument, conversent, créent des images, font parler des personnages de jeu. De l’autre, la maturité forcée: la prise de conscience que tout ça repose sur nos données, nos permissions, notre jugement. La grande leçon de 2023, c’est que l’IA ne nous enlève pas la responsabilité — elle la rend plus lourde pis plus visible.
Comme directeur, je termine l’année avec une conviction tranquille: ceux qui réussiront avec l’IA ne seront pas ceux qui ont couru le plus vite, mais ceux qui ont gardé la tête froide. Soigner ses données, cadrer ses usages, former son monde, protéger l’essentiel. Pis comme passionné, je garde mes émerveillements bien à part du travail: un drone qui pense, un personnage de jeu qui répond, ça me rappelle que la techno, au fond, c’est toujours une histoire de plaisir pis d’exploration.
Ce que je retiens
En décembre 2023, je boucle la première grande année de l’IA générative avec fascination pis fatigue. C’est l’année où l’IA est descendue de la démo pour s’asseoir dans nos vies pis nos entreprises, pis où mon rôle a basculé: de celui qui observe à celui qui doit cadrer, expliquer pis décider presque chaque semaine.
Ce que je retiens, c’est le double mouvement: l’éblouissement des outils qui écrivent, créent pis conversent, pis la maturité forcée qui nous ramène à nos données, nos permissions, notre jugement. L’IA ne retire pas la responsabilité — elle l’alourdit pis la rend visible. Ceux qui réussiront ne seront pas les plus rapides, mais les plus lucides. Pis du côté de mes passions — le drone autonome, les PNJ qui jasent, le jeu vidéo en éclaireur — je garde le plaisir pur, séparé du boulot. Sur ça, je referme mon carnet 2023, encore une fois un peu étourdi, mais le sourire aux lèvres.