Déployer l’IA avec les moyens du bord
En août 2023, je veux parler d’une réalité dont on parle peu dans le tapage ambiant: faire de l’IA quand on n’est pas Google. Chez HLC, on n’a pas une armée de chercheurs en intelligence artificielle, ni des centaines de millions à brûler en entraînement de modèles. On est une entreprise de taille moyenne qui vend des pièces à des dealers. Pis pourtant, l’IA générative, on veut s’en servir pour vrai. La question, comme Directeur TI, c’est: comment on fait de l’IA à mains nues?
La grande nouvelle de 2023, c’est justement que ça devient possible. Avant, faire de l’IA voulait dire bâtir ses propres modèles, embaucher des PhD, monter une infrastructure énorme. Aujourd’hui, les modèles puissants existent déjà, accessibles par un simple appel. Mon travail n’est plus de fabriquer l’intelligence, mais de l’assembler intelligemment autour de nos vrais problèmes.
S’appuyer sur l’existant plutôt que tout bâtir
flowchart TD
A[Faire de l'IA sans gros moyens] --> B{Deux chemins}
B --> C[Tout batir soi-meme]
B --> D[Assembler l'existant]
C --> E[PhD, infra, millions, des annees]
D --> F[Modeles deja prets, par appel]
E --> G[Hors de portee pour nous]
F --> H[Brancher sur NOS donnees et problemes]
H --> I[Petit cas reel, vite en service]
I --> J[Valeur livree avec les moyens du bord]
La discipline du gars qui travaille à mains nues, c’est de viser petit pis utile. Pas de méga-projet IA qui promet de tout transformer. Un cas réel, bien délimité: aider le service à la clientèle à retrouver la bonne fiche technique, résumer les commentaires des dealers, accélérer la rédaction d’une fiche produit. Des choses modestes, livrables vite, qu’on peut corriger sans drame.
La force des contraintes
Ce que mes années m’ont appris, c’est que la contrainte est souvent une amie. Quand t’as pas les moyens de te tromper en grand, tu réfléchis mieux avant de partir. Tu choisis le problème qui compte, tu testes en petit, tu mesures, pis tu avances seulement si ça marche. L’IA à mains nues, c’est moins glorieux qu’un grand projet, mais c’est pas mal plus solide.
Pour HLC, cette approche change le rapport à l’IA. On n’attend pas d’avoir un budget de géant pour commencer. On part avec ce qu’on a, on règle un vrai irritant à la fois, pis on construit notre savoir-faire morceau par morceau. C’est ça, pour moi, l’IA en entreprise dans la vraie vie: pas un grand soir technologique, mais une suite de petits gains assemblés avec les moyens du bord.
Ce que je retiens
En août 2023, faire de l’IA à mains nues, c’est la réalité de la plupart des entreprises — pas juste la nôtre. On n’est pas Google, on n’a ni l’armée de chercheurs ni les millions. Mais la grande nouvelle de l’année, c’est que les modèles puissants existent déjà, accessibles par un simple appel. Mon rôle de directeur n’est plus de fabriquer l’intelligence, mais de l’assembler autour de nos vrais problèmes.
Ce que je retiens, c’est que la contrainte est une amie. Viser petit pis utile, brancher l’IA sur nos vrais irritants, tester en petit, mesurer, corriger. Pas de méga-projet qui promet de tout transformer — une suite de petits gains solides, livrés avec les moyens du bord. C’est moins glorieux qu’un grand soir technologique, mais c’est ce qui marche vraiment quand on construit son savoir-faire morceau par morceau.