Les innovations qui méritent encore qu’on en parle

En décembre 2022, je referme mon année comme Directeur TI chez HLC avec un sentiment rare: j’ai l’impression d’assister, en direct, à un basculement d’époque. L’année a été dense — géopolitique dans nos systèmes, inflation, métavers qui s’essouffle — mais c’est la toute fin qui restera dans les livres. Il y a quelques jours, un outil de conversation par intelligence artificielle a été ouvert au grand public, pis en quelques jours, le monde entier s’est mis à parler à une machine qui répond comme un humain. Mon bilan techno de l’année, cette fois, a un avant pis un après très nets.

Le timing me touche personnellement. J’achève cette année ma maîtrise en intelligence artificielle. J’ai passé des mois plongé dans les modèles, les données, les limites de cette technologie. Pis voilà qu’au moment où je termine mes études, l’IA générative explose dans la vie de tout le monde. C’est comme si le monde rattrapait, en quelques semaines, ce que j’apprenais depuis des années.

Mon année 2022 en un coup d’œil

L’IA conversationnelle, c’est l’histoire de l’année, sans contest. Ce qui me frappe, ce n’est pas que la technologie soit parfaite — elle se trompe, elle invente, elle hallucine avec assurance, exactement comme je le craignais plus tôt cette année. Ce qui me frappe, c’est l’accessibilité. D’un coup, l’IA n’est plus réservée aux chercheurs pis aux ingénieurs. N’importe qui peut lui parler. Cette démocratisation-là change tout, pis je sens qu’on n’a encore rien vu.

L’année où mon métier a basculé

Côté travail, 2022 aura été ma première année complète comme Directeur TI, à tenir le budget en pleine inflation, à gérer la cybersécurité quand la géopolitique entre dans nos serveurs, à encadrer l’IA dont je connais maintenant les rouages. Le hasard du calendrier veut que ma transition de carrière coïncide avec la plus grande transition technologique que j’aie vue de ma vie.

Ce qui m’habite en cette fin d’année, c’est un mélange de vertige pis d’excitation. Vertige parce que la vitesse du changement dépasse tout ce que j’ai connu. Excitation parce que je me sens, pour une fois, parfaitement à ma place: au croisement de ma formation en IA, de mon rôle de directeur, pis d’une vague technologique qui va tout redéfinir. Comme si toutes les pièces de mon parcours s’alignaient juste au bon moment.

Ce que je retiens

En décembre 2022, mon bilan a un goût d’événement historique. L’IA générative — d’abord les images cet été, puis la conversation ouverte à tous à la toute fin de l’année — a basculé du laboratoire vers la vie de millions de gens. Pis ça tombe pile au moment où j’achève ma maîtrise en intelligence artificielle. Le calendrier ne pouvait pas mieux faire les choses.

Ce que je retiens, c’est une année charnière sur tous les plans. Mon métier a basculé vers la direction, avec le budget, la gouvernance pis la cybersécurité à porter en pleine tempête géopolitique pis inflationniste. Le hype du métavers pis de la crypto a retombé, fidèle à la loi du récit qui dépasse la valeur. Pis mes passions m’ont rappelé que le jeu vidéo pis les drones tracent souvent la voie. Mais par-dessus tout, je garde le sentiment d’assister au début de quelque chose d’immense. L’IA vient de sortir de l’ombre, pis quelque chose me dit que l’année qui s’en vient ne ressemblera à aucune autre.