Quand la geopolitique rentre dans la salle serveur
En février 2022, l’actualité me rattrape brutalement dans mon travail. La guerre éclate en Ukraine, pis avec elle, une dimension qu’on sous-estimait: le cyber. Des attaques étatiques, des infrastructures visées, une tension qui se répercute jusque dans nos systèmes. Comme Directeur TI chez HLC, je réalise une chose qui me suivra désormais: la géopolitique vient de rentrer dans la salle serveur. Le numérique n’est plus ce monde neutre, apolitique, qu’on imaginait. Il est devenu un terrain de conflit.
Avant, je pensais cybersécurité surtout en termes de criminels opportunistes — du ransomware pour de l’argent. Là, le décor change. Des acteurs étatiques, des motivations politiques, des attaques qui ne cherchent pas à voler mais à perturber, paralyser, déstabiliser. L’échelle pis l’intention ne sont plus les mêmes.
Le numérique comme champ de bataille
flowchart TD
A[Guerre en Ukraine, fevrier 2022] --> B[Le cyber devient une arme]
B --> C[Attaques etatiques, pas juste criminelles]
B --> D[Infrastructures visees: energie, finance, logistique]
B --> E[Tensions qui debordent les frontieres]
C --> F{Ce que ca change pour un Directeur TI}
D --> F
E --> F
F --> G[Penser risque geopolitique, pas juste technique]
F --> H[Souverainete: ou vivent nos donnees?]
F --> I[Dependances aux fournisseurs et logiciels]
F --> J[Vigilance accrue, surveillance renforcee]
G --> K[Cybersecurite = enjeu strategique]
H --> K
I --> K
J --> K
Ce qui me préoccupe, c’est que même une entreprise comme la nôtre, loin du conflit, n’est pas à l’abri des dégâts collatéraux. Une cyberattaque massive peut déborder, toucher des fournisseurs, des chaînes logicielles, des services dont on dépend sans même y penser. La question « où vivent nos données? » pis « de qui dépend-on vraiment? » prend un sens nouveau.
Penser au-delà de la technique
Comme Directeur TI, mon réflexe n’est plus seulement technique. Je dois penser souveraineté, dépendances, scénarios géopolitiques. Pas par paranoïa, mais par lucidité: dans un monde où le cyber est devenu une arme, ignorer la dimension politique serait naïf.
Concrètement, ça veut dire renforcer la surveillance, revoir nos dépendances critiques, pis garder en tête que la stabilité technique repose désormais aussi sur un contexte mondial qu’on ne contrôle pas. Le vieux test reste vrai: tout semble calme jusqu’au jour où une alerte montre ce qui était vraiment prêt.
Ce que je retiens
En février 2022, la guerre en Ukraine fait entrer la géopolitique dans la salle serveur. Le cyber devient une arme étatique, pis le numérique perd son illusion de neutralité. Comme Directeur TI, je dois désormais penser au-delà du criminel opportuniste: acteurs étatiques, infrastructures visées, dégâts collatéraux possibles même loin du front.
Ce que je retiens, c’est que la cybersécurité est devenue un enjeu stratégique, pas juste technique. Souveraineté des données, dépendances critiques, scénarios géopolitiques: autant de questions qui s’invitent maintenant dans mes décisions. Pas par paranoïa, mais par lucidité. Dans ce nouveau monde, la stabilité de nos systèmes repose aussi sur un contexte mondial qu’on ne maîtrise pas. Pis ça, c’est un poids nouveau à porter dans mon siège.