Couper dans l’architecture, ça finit par coûter cher

En janvier 2022, j’entame ma première année complète comme Directeur TI chez HLC, pis je découvre une réalité qui change ma façon de penser l’architecture: maintenant, c’est moi qui tiens une bonne partie du budget. Avant, comme architecte, je proposais des solutions pis quelqu’un d’autre tranchait sur l’argent. Aujourd’hui, je suis ce quelqu’un. Pis avec l’inflation qui pointe pis l’incertitude économique qui s’installe, l’architecture quand l’argent manque, je la vis pour de vrai, dans les coulisses des décisions.

Le changement de siège est instructif. De l’extérieur, on pense souvent qu’un bon architecte choisit « la meilleure solution ». De l’intérieur du budget, je vois que le vrai métier, c’est de choisir la meilleure solution qu’on peut se payer, qui résout le bon problème, sans hypothéquer l’avenir.

L’art de prioriser

flowchart TD
    A[Budget TI sous pression: inflation 2022] --> B{Choix d'architecture}
    B --> C[Tout faire? Impossible]
    B --> D[Couper partout? Dangereux]
    B --> E[Prioriser intelligemment]
    E --> F[Proteger l'essentiel: securite, continuite]
    E --> G[Dette technique CONSCIENTE et tracee]
    E --> H[Reporter le non-critique, pas l'oublier]
    F --> I[Architecture soutenable]
    G --> I
    H --> I
    I --> J[Decisions defendables quand on revisite]

Ce qui m’aide, c’est d’assumer une dette technique consciente plutôt que subie. Quand l’argent manque, on fait parfois un choix « moins parfait » — une solution plus simple, un report, un compromis. Ce n’est pas grave en soi. Ce qui est grave, c’est de le faire sans le nommer, pis de le découvrir trop tard comme une mauvaise surprise. Une dette qu’on connaît pis qu’on documente, on peut la rembourser au bon moment.

Protéger l’essentiel d’abord

Comme Directeur TI, ma règle est claire: même budget serré, certaines choses ne se coupent pas. La cybersécurité, la continuité, les sauvegardes. Le reste se priorise, se reporte, se simplifie — mais l’essentiel reste protégé.

Architecture quand l'argent manque, janvier 2022 (coulisses):

mon nouveau siege (Directeur TI):
  -> avant, je proposais; maintenant, je tranche
  -> inflation + incertitude = budgets sous pression

le vrai metier (vu de l'interieur du budget):
  - pas "la meilleure solution" dans l'absolu
  - la meilleure qu'on peut se payer, qui regle le bon probleme
  - sans hypothequer l'avenir

mes principes:
  -> dette technique CONSCIENTE, nommee, documentee
  -> proteger l'essentiel: securite, continuite, sauvegardes
  -> reporter le non-critique, mais ne pas l'oublier
  -> chaque choix doit rester defendable plus tard

Le piège que je veux éviter: l’économie qui coûte cher. Couper au mauvais endroit — un système de sauvegarde, un correctif de sécurité — pour économiser à court terme, c’est souvent payer le double plus tard. L’architecture sous contrainte, c’est de l’arbitrage fin, pas de la coupe à la hache.

Ce que je retiens

En janvier 2022, mon nouveau rôle de Directeur TI me fait vivre l’architecture quand l’argent manque de l’intérieur: c’est moi qui tiens le budget, en pleine montée d’inflation. Le changement de siège m’apprend que le vrai métier n’est pas de choisir la solution parfaite, mais la meilleure qu’on peut se payer sans hypothéquer l’avenir.

Ce que je retiens, c’est l’importance d’une dette technique consciente plutôt que subie — la nommer, la documenter, la rembourser au bon moment. Pis surtout, protéger l’essentiel: sécurité, continuité, sauvegardes ne se coupent pas. L’arbitrage fin bat la coupe à la hache. Économiser au mauvais endroit, c’est souvent payer le double plus tard. Voilà la leçon que je veux garder en tête pour l’année qui s’ouvre, dans ce siège encore neuf.