Bilan 2021 : ce qui a vraiment bougé

En décembre 2021, je fais mon bilan techno annuel, pis cette année a une saveur particulière pour moi: c’est l’année où j’ai pris du galon, en passant de Directeur technique à Directeur TI chez HLC. Un rôle plus stratégique, qui m’a fait voir la techno autrement. Si 2020 fut l’année du grand chamboulement COVID, 2021 fut celle de la stabilisation pis de l’adaptation. On a appris à vivre avec le nouveau monde. Voici ce qui a vraiment changé la game cette année.

Mon année 2021 en un coup d’œil

L’année de la stabilisation

Après le choc de 2020, 2021 m’a semblé être l’année où on digère pis on consolide. Le travail hybride est devenu la norme, plus l’exception — pis avec lui, l’enjeu d’équité entre ceux au bureau pis à distance. La prolifération d’outils du confinement (Teams, low-code) a demandé qu’on mette de l’ordre: gouvernance, cycle de vie, encadrement.

Côté IA, la vision par ordinateur est sortie du labo, pis j’ai mieux compris que la vraie friction d’un projet d’IA est humaine, pas technique. Mais l’événement marquant, c’est le ransomware: Colonial Pipeline, Kaseya, pis Log4j en fin d’année. La cybersécurité a quitté la salle serveur pour monter en salle de direction — un virage qui tombe pile avec mon nouveau rôle.

Le frisson de l’année

Côté passions, quelle année! Le parcours improbable du CH en finale m’a rappelé que la donnée éclaire le hockey sans capter sa magie. Mon malaise d’Halloween est venu de l’assistant vocal qui écoute en permanence. Pis comme gamer, le ray tracing a enfin rendu la lumière crédible à l’écran. Le réel a aussi repris ses droits: la pénurie de puces nous a rappelé que derrière le cloud, il y a du métal.

Ce que je retiens

2021 restera pour moi l’année de la stabilisation pis d’un virage personnel: le passage de Directeur technique à Directeur TI. Après le chamboulement de 2020, on a appris à vivre avec le nouveau monde — hybride normalisé, outils à gouverner, cybersécurité montée en première ligne.

Ce que je retiens, c’est que mon regard a changé en même temps que mon rôle: je pense davantage stratégie, gouvernance, risque pis cybersécurité, sans perdre mon ancrage technique. Le ransomware aura forcé la cyber à devenir un enjeu d’affaires; la pénurie de puces aura rappelé que le réel compte; pis mes passions m’auront gardé les pieds sur terre — le hockey, la vie privée, le plaisir d’une belle lumière à l’écran. Sur ce, je referme un bilan 2021 riche, en me demandant ce que la prochaine année me réserve dans ce nouveau siège. Bonne année.