Le jeu vidéo a souvent une longueur d’avance
En novembre 2020, comme gamer, je vis un moment doublement spécial: les nouvelles consoles débarquent — la PS5 pis la Xbox Series X — pis en même temps, le confinement m’a fait redécouvrir une vérité que le jeu vidéo a comprise bien avant l’entreprise. Le jeu n’est pas qu’un divertissement: c’est une infrastructure de présence sociale. Pendant que le monde apprend péniblement à se voir par visio, mes amis pis moi, on se retrouve dans des mondes virtuels depuis des années. Le jeu vidéo maîtrise depuis longtemps l’art d’être ensemble à distance.
Pendant ces mois d’isolement, mes parties en ligne ne sont pas juste du jeu: c’est un salon où on jase, on rit, on se tient. Une présence sociale réelle, fluide, naturelle. Pendant ce temps, bien des réunions de travail en visio restent gauches, fatigantes, sans chaleur.
Ce que le jeu a compris avant tout le monde
Le jeu vidéo a réglé depuis longtemps des problèmes que l’entreprise découvre à peine: comment créer une présence partagée à distance, comment rendre l’interaction fluide, comment faire que les gens aient envie d’y être ensemble.
Ce qui me frappe, c’est que le jeu a compris que la technique doit s’effacer derrière l’expérience humaine. Dans une bonne partie en ligne, je ne pense pas à la latence ou au serveur: je pense à mes chums, à la game, au plaisir d’être ensemble. La techno sert le lien, elle ne le vole pas. L’entreprise, avec ses outils de visio, n’a pas encore tout à fait saisi ça.
La nouvelle génération arrive
Les nouvelles consoles poussent l’expérience plus loin: chargements quasi instantanés, fluidité accrue, immersion. Mais ce qui compte vraiment, ce n’est pas la puissance brute — c’est ce qu’elle permet en termes de présence pis de plaisir partagé.
Pendant le confinement, mes consoles ont été un vrai lieu de rencontre. Le jeu vidéo a transformé l’isolement en présence partagée, mieux que bien des outils « sérieux ». C’est une leçon que je trouve magnifique comme passionné: la techno la plus puissante, c’est celle qui nous rapproche sans qu’on y pense.
Ce que je retiens
En novembre 2020, entre l’arrivée des nouvelles consoles pis l’isolement du confinement, le jeu vidéo me rappelle qu’il a compris la présence sociale à distance bien avant l’entreprise. Mes parties en ligne sont des lieux de rencontre fluides pis chaleureux, là où les visios de travail peinent encore.
Ce que je retiens, comme gamer, c’est que le jeu a saisi l’essentiel: faire disparaître la technique derrière le plaisir d’être ensemble. La puissance des PS5 pis Xbox Series X est impressionnante, mais le vrai trésor, c’est cette présence partagée que le jeu cultive depuis toujours. Pendant cette année d’isolement, mes mondes virtuels ont été des refuges sociaux. Pis ça, c’est une maîtrise dont bien des outils « sérieux » gagneraient à s’inspirer.