Bilan 2018 : l’IA passe de la hype au quotidien

En décembre 2018, je fais mon bilan techno annuel — pis cette année, le mot « trace » prend un sens particulier. 2018 a laissé une trace dans ma carrière comme rarement une année l’a fait. C’est l’année où je suis devenu directeur technique chez HLC, où j’ai commencé une maîtrise en intelligence artificielle, où la donnée pis l’IA sont passées du « décalage à observer » à mon vrai travail quotidien. Une année charnière.

Quand je regarde l’ensemble, je vois un fil rouge: 2018, c’est l’année où la donnée est devenue une responsabilité — stratégique, légale, pis éthique. Voici la carte de ce qui m’a marqué.

L’IA descend de son nuage

Le gros morceau de 2018, c’est l’IA qui quitte le buzz pour devenir du concret. J’ai écrit toute une série dessus, pis chaque article m’a fait creuser un aspect. La salle machine: une IA, c’est d’abord de la plomberie de données, pis « garbage in, garbage out » amplifié. Commencer par le problème, pas par l’outil. Les biais: le modèle est un miroir qui apprend nos travers du passé. L’explicabilité: pouvoir dire pourquoi avant de décider. La ligne de front: l’IA face au vrai client ne pardonne pas.

Et le constat qui résume tout, vu de mon nouveau rôle: le vrai frein à l’IA, ce n’est pas l’algorithme, c’est la rigidité de nos processus pis de nos données.

La donnée, une responsabilité

2018, c’est aussi l’année où la donnée est devenue lourde de sens. Le RGPD est entré en vigueur en mai: d’un coup, nos données sont une responsabilité légale, pas juste un actif. Pis le scandale Cambridge Analytica a montré au monde entier comment des données personnelles pouvaient servir à manipuler. La donnée n’est plus innocente.

Sur le plan des coûts aussi, une trace: Azure pèse lourd, dans les deux sens. Le cloud est puissant mais le robinet reste toujours ouvert, pis j’apprends à surveiller la facture comme on surveille un budget. Le numérique n’est pas gratuit, il est élastique.

Mes passions, en parallèle

Côté plaisir, 2018 a aussi laissé sa marque. Mes drones sont devenus des ordinateurs volants où le logiciel fait tout. Le jeu vidéo m’a ébloui avec le ray tracing en temps réel, cette lumière simulée pendant qu’on joue. Pis mon sport d’endurance m’a fait gratter sous la surface de ma propre obsession de la mesure — pour me rappeler de courir d’abord pour le plaisir.

Ce que je retiens

2018 restera mon année charnière. Directeur technique, maîtrise en IA, la donnée pis l’IA devenues mon métier. Le fil rouge, c’est que la donnée est devenue une responsabilité: stratégique dans mon rôle, légale avec le RGPD, éthique avec les biais pis Cambridge Analytica.

L’IA est descendue de son nuage pour rencontrer la réalité des processus pis des humains. Pis en parallèle, mes passions ont continué de me garder émerveillé. Une année dense, pleine de traces. J’aborde 2019 avec un nouveau siège, de nouveaux outils, pis la conviction que le plus dur — pis le plus intéressant — se joue toujours sous la surface.