Bilan 2014 : ce qui a vraiment compté
Décembre, c’est mon mois de bilan. Mais cette année, 2014 a une saveur particulière, parce que c’est une année de transition pour moi. Après mon passage comme architecte logiciel senior dans le monde des portails gouvernementaux — les déclarations en ligne, les services aux citoyens, le SSO, le .NET bien carré — je tourne une page. Je m’en vais relever un nouveau défi: architecte de solutions chez un joueur de l’industrie du vélo, où mes clients deviennent les dealers, les détaillants qui vivent du bike.
C’est un grand changement de monde. Je passe des usagers d’un portail public aux dealers qui vendent des vélos pis qui gèrent leur commerce. Un univers plus concret, plus commercial, avec un gros morceau d’ERP — Dynamics AX — à apprivoiser. Cette bascule colore tout mon bilan 2014.
Mon année 2014 en carte
Avant de regarder en avant, je fais le tour de ce qui a marqué mon année — dans le travail comme dans mes passions.
Ce que je vois en regardant cette carte, c’est une année charnière. Côté techno, le nuage est passé de « où héberger » à une vraie décision d’architecture. Les conteneurs avec Docker ont commencé à régler le vieux « ça marche sur ma machine ». Pis la sécurité, avec la vague des rançongiciels, est sortie du sous-sol des TI pour monter jusqu’aux conseils d’administration.
Ce qui a vraiment laissé une trace
Si je dois choisir ce qui restera de 2014 dans ma tête, c’est la maturité du nuage pis l’arrivée des conteneurs. Deux mouvements qui changent durablement comment on conçoit pis on livre des systèmes.
Côté passions, deux affaires m’ont fait triper cette année: l’essor des drones-caméra, qui marie mon amour de l’aviation pis de l’image, pis l’architecture invisible du jeu en ligne, ce petit miracle qui nous fait jouer ensemble malgré la distance. Deux rappels que la techno, quand elle est belle, c’est de l’émerveillement pur.
Ce que je retiens, pis ce qui s’en vient
En décembre 2014, mon bilan, c’est celui d’une année de bascule. Sur le plan techno, le nuage pis les conteneurs ont laissé la trace la plus profonde. Sur le plan personnel, je change carrément de monde: je quitte les portails publics pour entrer dans l’univers des dealers du bike, avec un gros ERP à dompter.
J’arrive dans ce nouveau chapitre avec exactement l’attitude que je prône depuis des années dans ces bilans: curieux, vigilant, pis prêt à confronter mes belles idées d’architecte au frottement du vrai monde. 2014 ferme une porte pis en ouvre une grande. Pis honnêtement, c’est précisément ce genre de défi-là qui me garde allumé. On se reparle l’année prochaine, d’un tout nouveau terrain de jeu.