Les mouvements techno qui ont laissé une trace
Décembre, c’est mon moment préféré pour m’asseoir pis regarder l’année dans le rétroviseur. Pis 2013, pour moi, c’est une année de transition. J’ai quitté Paris pis l’univers de l’embarqué européen pour revenir au Québec, où j’ai repris un rôle d’architecte logiciel senior sur des plateformes web pis des portails. Changement de pays, changement de monde technique. Ça donne un angle particulier sur les mouvements de l’année.
Voici, en une seule image, les affaires qui ont laissé une trace dans ma tête de geek cette année-là.
Mon virage personnel
Le plus gros mouvement de mon année 2013, c’est le mien. Revenir d’Europe, troquer les systèmes durcis du terrain pour le monde du web pis des portails, c’est pas juste un changement de job. C’est une autre façon de penser. Moins de contraintes physiques, plus d’enjeux d’identité, de sécurité pis d’intégration. J’ai dû réapprendre des réflexes.
Le travail: la sécurité monte d’un cran
Côté boulot, le fil rouge de 2013, c’est la sécurité qui quitte le sous-sol pour s’asseoir à la table d’architecture. L’identité au centre, au lieu du vieux mur de périmètre. Le SaaS qui casse le réflexe de la salle machine. Azure qui prend du galon pis qui rend le cloud crédible pour le monde Microsoft. Ces affaires-là, c’est plus des curiosités: c’est des décisions que je dois prendre.
Ce que j’observe de loin
Y a aussi les sujets que je regarde sans y plonger encore. La donnée pis les processus qui prennent toute la place. Le « data lake » qui débarque avec ses bottes de travail pis son nouveau buzz. Les attentes mobiles qui mettent les vieux systèmes d’entreprise sous pression. Pis ce malaise tranquille autour des métadonnées, ces traces qu’on laisse sans le décider. Je veille, parce que je sens que ça va finir par me rejoindre.
Mes passions, toujours bien vivantes
Pis surtout, l’année a nourri le geek passionné en moi. Les drones qui deviennent de vrais systèmes complets, avec une parenté aéronautique qui me fait tripper. Le jeu vidéo, avec sa nouvelle génération de consoles, qui reste à mes yeux la plus belle vitrine d’architecture pis de performance. Pis l’aviation, jamais loin, qui continue de m’émerveiller.
Ce que je retiens
2013 aura été une année de bascule. Un nouveau pays, un nouveau monde technique, pis une tête qui se réajuste. Les grands thèmes — sécurité, identité, cloud, données, mobile — dessinent déjà le paysage des prochaines années. Pis mes passions, elles, tiennent le fort: elles me rappellent pourquoi j’aime ce métier au-delà des mandats.
Je referme l’année curieux, un peu nostalgique de Paris, mais content d’être de retour chez nous, prêt pour la suite. On verra ben ce que 2014 nous réserve.