Adobe et Microsoft veulent réinventer le web
Comme architecte qui bâtit des applications web sur mes mandats, je suis de proche une bataille qui se prépare: Adobe et Microsoft veulent réinventer le web. Adobe avec Flash pis ses outils riches, Microsoft avec sa nouvelle techno de présentation côté navigateur. Les deux veulent dépasser le web plate des pages HTML pour offrir du « riche » — animations, vidéo, interfaces fluides.
L’enjeu m’intéresse parce qu’il me touche directement. Mes clients veulent des applications web qui ressemblent à des applications de bureau: réactives, belles, sans rechargement. Le HTML pur d’avant peinait à livrer ça. Ces nouvelles plateformes promettent de combler le fossé. Mais chaque géant tire la couverte de son bord.
La bataille des plateformes
flowchart TD
A[Besoin: web riche] --> B{Quelle plateforme?}
B --> C[Adobe Flash]
B --> D[Microsoft]
B --> E[Web standard<br/>en évolution]
C --> F[Dépendance<br/>à un fournisseur]
D --> F
E --> G[Plus lent,<br/>mais ouvert]
Comme architecte, ce qui m’inquiète, c’est le piège de la dépendance. Si je bâtis tout sur la techno propriétaire d’un géant, je deviens prisonnier de ses choix, de ses prix, de sa survie. Si le fournisseur change de cap ou abandonne sa plateforme, mes clients sont pris. C’est le genre de décision d’architecture qu’il faut peser à long terme, pas juste pour la beauté de la démo.
Mon réflexe de prudence
Sur mes mandats, je conseille toujours de regarder au-delà du cool immédiat. Une plateforme riche peut séduire aujourd’hui pis devenir un boulet demain. Je préfère miser sur ce qui est ouvert pis durable, quitte à sacrifier un peu de brillant. Le web standard évolue lui aussi, plus lentement, mais sans m’enchaîner à un seul vendeur.
Ce que j’en retiens
Adobe pis Microsoft qui veulent réinventer le web, c’est excitant pour un architecte: on va enfin pouvoir livrer du riche. Mais c’est aussi un champ de mines de dépendances. Mon rôle, c’est de protéger mes clients des choix qui les enferment. La meilleure techno, c’est pas toujours la plus belle — c’est souvent celle qui me laisse libre demain.