Faire plus avec moins de serveurs

Sur mes mandats, une affaire commence à changer la donne côté infrastructure: la virtualisation. L’idée de faire plus avec moins de serveurs. Au lieu d’avoir une machine physique par application — souvent utilisée à 10 % de sa capacité — on en met plusieurs virtuelles sur le même matériel. Comme architecte, je trouve ça élégant pis plein de bon sens.

Le gaspillage d’avant était flagrant. Une salle pleine de serveurs qui chauffent, qui coûtent cher en courant pis en climatisation, pis qui tournent presque à vide. La virtualisation prend ce matériel-là pis le remplit comme du monde. Un seul gros serveur peut en remplacer cinq petits.

Avant et après

flowchart TD
    subgraph Avant
    A1[Serveur 1 - 10%] 
    A2[Serveur 2 - 15%]
    A3[Serveur 3 - 8%]
    end
    subgraph Apres
    B[1 serveur physique<br/>3 machines virtuelles<br/>bien rempli]
    end
    A1 -.consolidation.-> B
    A2 -.consolidation.-> B
    A3 -.consolidation.-> B

Mais attention au piège que je rappelle toujours aux clients: mettre tous ses œufs dans le même panier. Si les trois applications sont sur le même serveur physique pis qu’il tombe, on perd les trois d’un coup. La consolidation, c’est génial pour les coûts, mais ça demande de penser la redondance pis la reprise encore plus sérieusement qu’avant.

Ce que ça change pour mon métier

Comme architecte, la virtualisation m’oblige à raisonner différemment. Je sépare la machine logique de la machine physique. Je peux déplacer une application d’un serveur à l’autre sans tout réinstaller. C’est une souplesse nouvelle qui change la façon de concevoir les environnements. Pis ça ouvre la porte à des affaires que je devine pas encore complètement.

Ce que j’en retiens

Faire plus avec moins de serveurs, c’est pas juste une économie: c’est un changement de mentalité. On arrête de penser en boîtes physiques, on commence à penser en ressources qu’on alloue. Sur mes mandats, je pousse pour la virtualisation, mais toujours avec le rappel que la sauvegarde pis la reprise doivent suivre. Faire plus avec moins, oui — mais pas faire moins solide.