Sauvegarder loin sans se casser la gueule
Sur mon mandat, j’ai appris une leçon que tout le monde finit par apprendre, souvent à la dure: une sauvegarde qu’on a jamais testée, c’est pas une sauvegarde, c’est un espoir. Sauvegarder loin sans se casser la gueule, ça commence par accepter cette vérité plate.
Le piège classique, c’est de regarder le petit feu vert « backup réussi » à tous les matins pis de dormir tranquille. Sauf que « la copie a roulé » pis « je peux restaurer pour vrai » sont deux affaires différentes. La seule façon de savoir, c’est d’essayer.
Le seul test qui compte
flowchart LR
A[Sauvegarde<br/>quotidienne] --> B[Feu vert<br/>backup réussi]
B --> C{Test de<br/>restauration?}
C -->|Jamais| D[Espoir]
C -->|Régulier| E[Vraie sécurité]
Tant qu’on a pas restauré la sauvegarde sur une vraie machine pis vérifié que les données sont bonnes, on est dans la colonne « espoir ». Pis l’espoir, ça tient pas devant un disque qui lâche un vendredi soir.
Mes trois règles simples
Premièrement, garder une copie ailleurs — un disque dans le même bâtiment, ça sert à rien si le bâtiment passe au feu. Deuxièmement, garder plusieurs versions, parce que des fois on s’aperçoit du problème juste trois jours plus tard. Troisièmement, tester la restauration sur une base régulière, pas juste quand la maison brûle.
Ce que j’en retiens
Sauvegarder, c’est facile. Restaurer, c’est ce qui compte. La discipline, c’est de tester la reprise avant d’en avoir besoin, pas pendant la panique. J’ai pris l’habitude d’écrire une petite procédure courte: où sont les sauvegardes, comment restaurer, qui appeler. Le jour où ça plante, c’est pas le temps d’improviser — c’est le temps de suivre une recette qu’on a déjà essayée.