La culture geek s’habille en techno

Y’a une affaire qui me fait sourire ces temps-ci: être geek, c’est rendu presque cool. Le t-shirt avec une joke de programmeur que personne comprend, le gadget dernier cri dans la poche, la soirée LAN où on traine nos tours d’ordinateur chez un chum pour jouer en réseau — tout ça est devenu une vraie culture, pis je trouve ça beau à voir.

Quand j’étais plus jeune, aimer les ordinateurs, c’était niche. Là, la culture geek s’habille, se montre, s’assume. C’est plus juste une façon de penser, c’est un style.

La LAN, mon rituel préféré

Le party LAN, c’est l’essence de l’affaire. On débranche tout, on transporte nos tours, nos écrans gros comme des micro-ondes, pis on se réinstalle ailleurs juste pour être dans la même pièce. Y’a quelque chose de magnifiquement absurde là-dedans — on pourrait jouer chacun chez nous, mais c’est pas ça le point.

Ce petit switch au centre, c’est lui qui transforme quatre solitaires devant leur écran en une gang. La techno sert pas à nous isoler là — elle nous rassemble.

Ce que ça dit de nous

La culture geek qui se rend visible, ça m’allume parce que ça veut dire que notre monde devient le monde de tout le monde. Les gadgets, les jeux, les références — ça sort du sous-sol pour s’afficher au grand jour. Pis comme passionné, je me sens un peu moins tout seul dans mon trip.

Pourquoi j’en parle

C’est pas un billet de travail, c’est un billet de gang. La techno, pour moi, ça a toujours été deux affaires: un métier le jour, pis une passion qui se partage le reste du temps. La culture geek qui s’habille en techno, c’est juste la preuve que la deuxième partie est en train de devenir aussi importante que la première. Pis ça, ça me fait tripper.