La photo numérique devient le nouveau réflexe

Je me suis rendu compte cette semaine que j’ai arrêté de compter mes photos. Avec ma caméra numérique, je shoote sans réfléchir, j’efface les pas bonnes, je recommence. La photo numérique est devenue un réflexe, pis ça change complètement mon rapport à l’image.

Dans le temps de la pellicule, chaque photo coûtait cher. T’avais 24 ou 36 poses, pis tu réfléchissais avant de peser sur le bouton. Là, je peux en prendre 200 dans une journée sans que ça me coûte une cenne de plus. Cette liberté-là, comme passionné, je la trouve grisante.

Mais le vrai défi arrive après

Prendre les photos, c’est facile. Les retrouver six mois plus tard, c’est une autre histoire. Je me ramasse avec des dossiers pleins de noms du genre DSC00472.jpg qui veulent rien dire. Mon trip de photo est en train de me créer un beau problème de classement.

Je commence à me bâtir une petite discipline: un dossier par événement, une date dans le nom, pis un tri rapide le soir même pour jeter les ratures. C’est pas glamour, mais c’est ça qui fait la différence entre une collection pis un dépotoir.

Pourquoi j’embarque autant

La photo, c’est une passion qui me ressemble: créative en avant, technique en arrière. J’aime capturer un moment, mais j’aime tout autant comprendre comment le gérer une fois que c’est devenu un fichier. Le numérique transforme le geste de photographier en geste d’archiviste. Pis bizarrement, c’est cette deuxième partie, le classement, qui m’accroche presque autant que la première.