Le GPS devient assez précis pour être vraiment le fun

Un petit boîtier écoute des satellites, calcule sa place sur Terre, puis peut transmettre sa position à un PC. Le GPS mélange des affaires qui semblent assez loin les unes des autres : des satellites, des horloges très précises et un port série.

Depuis mai 2000, les États-Unis ont retiré la dégradation volontaire du signal civil. On parle d’une précision d’environ 20 mètres ou mieux dans de bonnes conditions, au lieu d’une centaine. Pour retrouver un endroit ou suivre un trajet, ça change beaucoup ce qu’on peut faire avec un récepteur ordinaire.

Le détail que je trouve intéressant, c’est que le récepteur écoute. Il n’a pas besoin d’envoyer sa position aux satellites. Les signaux lui donnent de quoi calculer les distances; il faut généralement au moins quatre satellites pour obtenir une position en trois dimensions et corriger le décalage de sa propre horloge.

Une position qu’on peut lire

Certains récepteurs transmettent leurs données sous forme de phrases NMEA, par une liaison série. Le résultat contient du texte et des nombres séparés par des virgules. Le calcul compliqué se fait dans le boîtier; un petit programme sur le PC peut ensuite lire ce qu’il fournit.

Ça donne le goût de bricoler un journal de positions. On pourrait enregistrer l’heure et les coordonnées, puis regarder le trajet sur une carte. Il faudrait aussi garder l’indication de validité : si le récepteur perd les satellites, recopier sa dernière position ne veut pas dire qu’on est encore au même endroit.

Les arbres, les bâtiments et la vue sur le ciel comptent encore. Le point sur la carte peut avoir l’air très sûr de lui, même quand la réception l’est moins. Mais pouvoir relier un déplacement dehors à quelques lignes de données sur le PC, je trouve ça pas mal cool.